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Voyance et Karma

La catharsis que l’exemple de Jésus signifiait pour l’âme humaine de millions d’êtres, a sans doute provoqué le début d’une nouvelle étape dans la trajectoire que l’esprit incarné devait affronter.

A partir de ce moment, l’âme humaine, dans un état incarné ou désincarné, a commencé à comprendre quelque chose d’indispensable pour sa régénération et son évolution ultérieure : il y a une justice, parfaite et immuable, qui rend à l’homme ce qu’il fait à ses semblables, maintenant ou après.

Comprendre qu’il n’y a pas d’arbitraire ou d’injustice, comme le disait Maître Galilée dans sa citation « A chacun selon ses œuvres », constituait la leçon essentielle pour que ceux qui voulaient changer pour le mieux puissent se libérer de l’ignorance et de l’erreur, ou du primitivisme ancestral qu’ils traînaient encore, reconsidérant leurs positions devant la vie et dans leur rapport aux autres.

Ni les préceptes religieux – qui menacent les châtiments éternels – ni le conditionnement culturel ou social, qui incitent l’homme à donner libre cours à ses ambitions indépendamment des droits d’autrui, ne justifient les crimes, aberrations ou violences de toute nature qui pourraient se justifier selon les critères du bien commun (systèmes de croyances) ou les préceptes dogmatiques ou religieux.

Rien ne serait plus pareil ; l’âme humaine restait ainsi devant le miroir d’elle-même, des lois que Dieu lui avait créées, totalement juste, égale pour tous et directement responsable de ses actes. Comme dans tout processus de croissance et de développement, il y a eu des millions de personnes qui ont accepté avec joie cette nouvelle étape d’Amour et de Justice parfaite qui a remplacé l’ancienne ère du Dieu courroucé, cruel et vengeur qui condamne éternellement.

En quelques siècles, le rationalisme et quelques courants de pensée ont permis de démystifier les concepts religieux les plus absurdes sur ce Dieu inexistant de l’Ancien Testament qui n’avait rien à voir avec celui que Jésus a présenté à l’homme : un père bon et éternel, qui traite ses enfants de la même façon et leur donne les opportunités nécessaires (plusieurs vies) pour que leur âme puisse atteindre la lumière et le bonheur auxquels elle est destinée par ses mérites propres.

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Constellation des chiens

Dans la mythologie grecque, un géant est obligatoirement accompagné de ses fidèles chiens de chasse, et le puissant Orion ne fait pas exception. Au sud des Gémeaux et à l’est d’Orion se trouvent les deux chiens de chasse du géant, Sirius et Procyon. Sirius (alpha Canis Majoris, de magnitude 1,6) est l’étoile la plus brillante de notre ciel, beaucoup plus éclatante que les étoiles de magnitude 2 et 3 qui constituent avec elle la constellation du Grand Chien. Pour l’hémisphère Nord, ce Chien se situe bas dans le ciel derrière Orion, et surveille de l’oeil la constellation du Lièvre, qui se trouve au pied d’Orion. Procyon, une étoile jaune clair de magnitude 0,5, est à peu près au niveau des épaules d’Orion.

C’est la principale composante de la petite constellation du Petit Chien, dont la seule autre étoile importante est Gomeisa, de magnitude 3. Les deux Chiens, dans l’hémisphère Nord, sont reliés à Orion par un immense triangle, le « triangle d’hiver o, qui chevauche la Voie lactée et qui est formé par Sirius et Bételgeuse (alpha Orionis). En grec, Procyon signifie littéralement «Chien qui court devant », parce que cette étoile annonce la venue de Sirius, la plus belle de toutes, dont Procyon semble être le second. L’ancien calendrier égyptien a pour base le lever héliaque de Sirius, c’est-à-dire le jour de sa première apparition annuelle en tant qu’étoile du matin, au moment où elle s’éclaire dans le ciel d’Orient, juste avant le lever du Soleil. Cet événement a lieu à la mi-juillet et coïncide avec la crue du Nil, dont dépend la fertilité de la terre. Le calendrier sothiaque (puisque les Égyptiens appelaient Sirius « Sothis ») a été établi vers le milieu du millénaire av. J.-C. Dans l’ancienne Égypte, Sirius représentait la déesse Isis, divinité bénéfique et protectrice des morts . Dans la mythologie égyptienne, Isis est décapitée par Seth, et le dieu lunaire Thot remplace sa tête par celle d’une vache ; Isis devient alors Hathor, représentée sous la forme d’une vache. Dans un culte très populaire, Sirius fut associé à cette divinité.

Isis maîtrisait la magie ; à partir d’un crachat du vieux dieu-Soleil Rê, elle façonna lin serpent avec de la terre, et celui-ci mordit Rê. Ce dernier, ne comprenant pas pourquoi le venin de l’animal était si puissant, demanda à la déesse de le guérir. Mais avant d’user de ses pouvoirs magiques pour guérir le dieu, celle-ci lui imposa de lui révéler son nom, ce qui lui permit de s’approprier en même temps sa puissance. Ce sont les anciens Égyptiens qui ont fait de Sirius l’étoile du Grand Chien. Dans la civilisation égyptienne, les o jours du Chien o correspondent à une période de quarante jours, en juillet-août, qui suit le début de l’année sothiaque, au moment le plus chaud de l’été. On pensait que Sirius était responsable de cette chaleur, soit du fait de son propre rayonnement, soit, indirectement, à cause de l’influence qu’il exerçait sur le Soleil. On croyait que pendant les e jours du Chien * les créatures vigoureuses gagnaient en force, alors que les plantes et les animaux chétifs déclinaient et mouraient. Les hommes risquaient de contracter une fièvre grave et mortelle, appelée seiriasis de seirios (o brûlant »), nom grec de Sirius. Les textes les plus anciens insistent parfois sur cet aspect brûlant de Sirius, ou soulignent plutôt les affinités de cette étoile avec la maladie et la mort. Le grammairien romain Servius (Ir siècle) explique les notions de sympathie et d’antipathie en montrant la correspondance qui existe entre l’étoile Sirius et les chiens, la cha-leur et la rage. Il dit que les chiens, ayant le pouvoir du feu, n’ont, par nature, pas d’affinités avec l’humidité, « parce que l’humidité est leur ennemie [… ils éprouvent de la difficulté à boire de l’eau pour étancher leur soif. C’est la raison pour laquelle ceux qui ont été victimes de la morsure d’un chien enragé reculent devant l’eau […1 parce que le poison de cet animal, étant opposé à l’humidité, se déchaîne de la même manière à l’intérieur du corps humain ». En Chine, Sirius était connu sous le nom de Thien Lang, le « Loup céleste ». Il ne présageait jamais rien de bon : quand on voyait l’étoile briller, on pouvait s’attendre à être attaqué par des voleurs. Pour les Tibétains, peuple agraire établi aux portes de la Chine, Thien Lang fut aussi l’étoile majeure. Dans les années 40, on a découvert que les Dogons, au Mali, avaient depuis toujours évoqué une étoile jumelle de Sirius appelée Po (ce qui a donné lieu à de nombreuses controverses). Ils lui donnaient le nom d’« Étoile la plus lourde », et son orbite elliptique, dé-crite en 50 ans, leur servait de base pour calculer les périodes rituelles. Et, pourtant, ce n’est qu’en 1862 que les scientifiques établirent que Sirius était une binaire (étoile double), et que la petite Sirius B (de magnitude 8,5) gravitait autour d’elle en 50 ans. Il est difficile d’expliquer comment les Dogons ont eu connaissance de ce fait.

Le fou, dans un jeu de tarot. Certains auteurs pensent que cette figure représente le chien Sirius attaquant Orion, homme universel.

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Signe Astrologique Sagittaire

Jupiter exerce une influence bénéfique et féconde sur le signe. Personnification de la sagesse et de la plénitude, Jupiter, Zeus des Grecs, fils de Saturne et roi des dieux de l’Olympe contribue à donner au Sagittaire une nature généreuse et un esprit respectueux des traditions et de l’ordre établi. Quoiqu’il existe, comme pour la plupart des autres signes, plusieurs types sagittariens, on peut cependant esquisser un profil général du signe dont les caractéristiques principales correspondent à une certaine réalité. Très réaliste, ouvert au monde, le sagittarien qui est un extraverti par excellence, participe pleinement à la vie de son époque. Ses facultés d’adaptation au milieu ambiant lui permettent de vivre en harmonie avec son temps et de s’in-téresser activement aux principaux mouvements sociaux et politiques qui conditionnent l’évolution des moeurs. Il va d’instinct vers tout ce qui est susceptible d’élever sa position dans l’échelle sociale car il a du goût pour le pouvoir et les honneurs, Lorsqu’il ne parvient pas à s’affirmer suffi-samment à travers la participation sociale et s’il a été refoulé ou déçu dans ses besoins d’expansion collectifs, il bascule dans l’égocentrisme et ne se consacre plus qu’à l’élévation et aux seuls intérêts de son « moi ». A partir de là, dès lors que son amour-propre et la haute idée qu’il se fait de lui-même ont été contrariés, il s’exile dans une tour d’ivoire et joue le personnage de ces grands incompris dont on n’a pas su reconnaître la valeur ou le génie. La constellation du Sagittaire est personnifiée par un cen-taure, c’est-à-dire par un être hybride dont la nature est dualiste. Mi-animal, mi-homme, deux tendances opposées contribuent à unifier ou à diviser son caractère selon qu’elles se complètent ou s’opposent.

S’il ne parvient pas à équilibrer ces deux forces contraires, le comportement et les actes du sagittarien seront essentiellement dominés par l’exaltation, l’impétuosité et la rébellion. Dans ce cas il entre en lutte ouverte contre le milieu dans lequel il vit et auquel il veut à tout prix imposer l’originalité de ses croyances et de ses convictions personnelles. Par contre, s’il réussit à conci-lier en lui la part d’animalité et la part d’humanité qu’il a reçues en partage, il aura une personnalité rayonnante et épanouie pleine de maturité et de distinction. Mais atteindre ce but n’est pas facile. Qu’il soit rebelle ou conformiste, sociable ou égocentrique, audacieux ou pondéré, le sagittarien est marqué par le signe du feu. Il est doué d’une nature passionnée et expansive qui ne laisse jamais indifférents à ses propos, à ses idées ou à ses actes ceux qui sont amenés à le fréquenter. Sa ferveur communicative le distingue de la Vierge et du Cancer notamment, et la force naturelle dont il a hérité est comparable à celle du Lion ou du Taureau. Dans le domaine des activités pratiques, les spécialistes constatent que le sagittarien est attiré par l’aventure, les grands voyages et les explorations lointaines. Ce besoin de mouvement et de déplacement est parfaitement illustré par l’arc bandé par le centaure et dont la flèche, prête à être décochée, vise une cible invisible et inconnue.

De toute manière le natif de ce signe aime se dépenser, vivre en plein air, faire du sport. Dans le domaine du comportement et de la mentalité, on distingue le sagittarien extraverti, qui subit l’influence bénéfique de Jupiter et le sagittarien introverti, dominé par Saturne, dieu de l’isolation et du mépris. Le type jupitérien du Sagittaire donne un individu équilibré, maître de lui-même, sociable, traditionaliste, ambitieux et serein. Par contre le type saturnien du signe donne une personnalité révoltée, égocentrique, frondeuse et anti-conformiste. Il faut cependant remarquer que les tendances zodiacales à version ou à l’extraversion peuvent alterner à l’intérieur du même individu. Ces manifestations d’alternance qui sont attribuables à la complexion dualiste du centaure sagittarien, sont comparables aux oscillations de la Balance et à l’ambivalence organique des Gémeaux. En fait ces signes cherchent souvent à se raccrocher à des points d’appui susceptibles de souder entre elles les deux tendances antagonistes qui composent leur nature profonde. Dans le domaine des associations, des liaisons, des unions ou des mariages possibles, le Sagittaire s’entend bien avec le Bélier : c’est l’alliance de la sérénité et du dynamisme. De même le Taureau s’accorde bien avec le Sagittaire ; c’est l’accouplement de deux forces unies. Le Gémeaux et le Sagittaire ont peu de points communs : le premier est trop imprévisible, variable et inconstant ; le second est trop expan-sif, trop envahissant et pas assez subtil. Le Cancer ne pactise pas facilement avec le Sagittaire : le premier est trop renfermé et pas assez communicatif tandis que le second est trop exubérant et pas assez doux. Le Lion et le Sagittaire forment en général un couple épanoui. La Vierge s’entend difficilement avec le Sagittaire : trop de différences les séparent.

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Signe astrologique Bélier

Il se trouve que la Terre, pour parcourir, toujours en apparence, le cercle du Zodiaque, met un peu plus de temps. Il existe donc entre ces deux durées une différence dont la conséquence est la suivante : chaque année, le 21 mars, le Soleil se lève au point vernal, et pourtant il n’est plus dans la même position par rapport au Zodiaque; sur le Zodiaque, il reste en arrière de ce point et, chaque année, il « prend un peu de retard ». Tout se passe comme si le point vernal se déplaçait à reculons le long du cercle du Zodiaque. On appelle ce phénomène la précession des équinoxes. C’est un phénomène capital car, à reculer ainsi sur le cercle zodiacal, le « point vernal » en arrive à passer d’un signe au signe précédent. Certes, il faut pour cela un temps assez long, mais pas assez, cependant, pour qu’on ne s’en aperçoive pas. On a calculé que le « point vernal » effectue un tour complet du Zodiaque en deux cent soixante siècles environ, c’est-à-dire près de vingt-six mille ans.

Cette longue période se divise en douze laps de temps pendant lesquels le « point vernal » parcourt un des signes du Zodiaque, c’est ce qu’on appelle une ère. On annonce en ce moment l’avènement de l’ère du Verseau. Que fut l’ère du Bélier ? Il se trouve donc que le Soleil du jour d’équinoxe de printemps se lève actuellement dans le signe du Verseau; comme ce point recule sur le cercle zodiacal, il se levait précédemment dans le signe des Poissons; plus avant, il se levait dans le signe du Bélier. Le cercle zodiacal, en effet, est sans hiatus. Rien ne sépare le dernier signe du premier. Voyons ce qu’a été l’ère du Bélier; tout ce qui se rapporte à ce signe intéresse au plus haut point les natifs du signe et ceux qui souhaitent bien les connaître.

L’ère du Bélier n’est pas si loin de la nôtre que nous ne puissions en retrouver trace.

Une histoire très ancienne pour les Béliers

Le Soleil d’équinoxe s’est levé pour la première fois dans le signe zodiacal du Bélier au cours de l’année 2300 avant Jésus-Christ. Cette époque nous a laissé suffisamment de documents pour que nous puissions y trouver les traces de l’influence de ce phénomène astrologique. En ce temps-là, en Égypte, régnait un pharaon qui ressentit, apparemment sans motif, le besoin de modifier la religion d’État. Le culte nouveau qu’il institua prit le nom de religion d’Amon. On changea la représentation graphique du dieu qui était un boeuf , ce qui était justifié puisque, précédemment, la Terre était sous le signe du Taureau, et l’on traça dès lors l’image d’une divinité au corps humain surmonté d’une tête de… bélier. Rien n’indique pour quelle raison fut fondée cette religion et tout laisse croire que c’est une inspiration subite du souverain régnant. Or un souverain ayant la puissance d’un pharaon ne se permettrait pas de tels caprices; il a fallu un motif profond, peut-être non exprimé, peut-être même inconscient. Après plusieurs siècles, cette nouvelle religion fut l’objet d’hérésies diverses et le culte d’Amon périclita. Cependant, le dieu qui le remplaça, et qui avait nom Choum, fut représenté, lui aussi, avec une tête de bélier. On peut s’en étonner, car, si certains désiraient instau-rer un autre culte et renier le culte officiel, pourquoi se crurent-ils obligés de représenter encore un bélier ? On peut dès lors penser que la présence du point vernal dans le signe du Bélier n’était pas un fait ignoré.

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La mystérieuse signification des grains de beauté

 

L’étude des grains de beauté en vue de dire la bonne aventure porte sur leur forme, leur couleur et leur emplacement sur le corps.

 

Les grains de beauté arrondis indiquent une bonne nature ; ceux anguleux correspondent à des caractéristiques bonnes et mauvaises ; ceux oblongs dénotent un certain bien-être matériel. Les grains de beauté clairs passent pour un signe de chance ; les noirs signifient des difficultés à sur-monter avant le succès final. Voici quelques exemples de signification des grains de beauté selon leur emplacement.

  • Sur le ventre : tendance à l’autosatisfaction. Recherche de toutes les occasions de manger, boire et dépenser avec excès. Mélange de sérénité et de compréhension.
  • Sur les fesses : manque d’ambition. Tendance à accepter les choses comme elles sont, même la pauvreté.
  • Au menton : caractère et personnalité de premier ordre. Une foule de qualités telles que générosité, amour du prochain, compétence, sens des responsabilités.
  • Sur un doigt : manque de probité, venant surtout d’une tendance à exagérer par suite d’une inaptitude à faire face à la réalité.
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Nostradamus

Nostradamus et ses héritiers

Est-il possible qu’un médecin et astrologue français du 16eme siècle ait prédit la montée du communisme, l’abdication du roi d’Angleterre Edouard VIII par amour pour une divorcée, et même l’attaque japonaise sur Pearl Harbour ? Les quatrains symboliques de Nostradamus auraient annoncé des événements survenus dans le monde entier depuis l’époque de sa mort  et d’autres drames â venir, notamment le cataclysme amenant la fin du monde. D’autres visionnaires ont consigné par écrit leurs prédictions d’une ruine universelle imminente. Qu’annoncent donc leurs visions ? Que peut-on espérer après cette dévastation ?
Il est minuit et l’astrologue monte l’escalier en colimaçon pour gagner son bureau secret en haut de la maison. Il sait qu’il n’y sera pas dérangé, sa femme retiendra les visiteurs importuns. Il s’assied devant un tabouret de cuivre à trois pieds, place une baguette de laurier entre ses jambes et se met à asperger d’eau le bord de sa houppelande et ses pieds. Pendant un moment il se sent terrorisé par la puissance qu’il est sur le point d’évoquer. Puis son courage revient, il pose un bol d’eau sur le tabouret et regarde en silence dans le liquide. Au bout d’un moment la puissance lui « parle » et il est « divinement possédé ». L’eau se trouble et il y voit l’avenir images de guerre, famines, tremblements de terre, incendies et désastres. Allumant une bougie, il entre alors en transe et son voyage dans les temps futurs le mène de plus en plus loin en apportant davantage de détails. Alors que la voix de l’espace poursuit et que des images apparaissent dans l’eau, il consigne ses visions dans un épais cahier de vélin. Son activité dure jusqu’à l’aube. Avec les premières lueurs, il n’entend et ne voit plus rien. Il s’ap-puie sur le dossier de sa chaise. épuisé. En bas. sa femme va bientôt préparer le petit déjeuner. Dans un instant il la rejoindra. mangera avec elle. lui parlera des révélations qu’il a eues et se reposera jusqu’à la nuit prochaine reprenant ainsi son travail de divination.

Plusieurs des célèbres prophéties de Nostradamus se rapporteraient, pense-t-on, à Napoléon.

Le quatrain suivant en est un exemple :

D’un nom que nul roi de France porta jamais, N’y eut jamais foudre si terrifiante, Italie, Espagne et les Anglais en tremblent, Grande attention portera aux femmes étrangères. » L’interprétation selon certains, de ce quatrain s’applique à Napoléon, car : il était le premier Bonaparte, nom nouveau parmi tes souverains français, il était audacieux et puissant (comme la foudre), tous les pays européens en vinrent à le redouter, et il aima deux femmes étrangères

Astrologue français Michel de Nostre-Dame, connu sous le nom de Nostradamus. Pour lui, il n’y avait rien d’absurde dans ce qu’il faisait ou dans ce qu’il voyait et entendait. C’était le moyen naturel, le seul, par lequel il pourrait, comme il l’a dit, « laisser un souvenir de moi après la mort pour le bénéfice commun de l’humanité, concernant les choses que la Divine Essence m’a fait connaître par des révélations astronomiques ». Nostradamus écrivit ces mots à son fils dans la dédicace de la première édition de ses fameuses Centuries, publiée à Lyon en mars 1555. Dans son oeuvre, le terme centuries ne se rapporte pas à des périodes d’une centaine d’années, mais à des séries de prophéties dont le nombre s’élève à cent par fascicule. Bien que les prophéties reçues par Nostradamus fussent parfaitement claires, il ne les a pas présentées à ses lecteurs de façon intelligible. Pour ne pas offenser l’Église et pour éviter une panique parmi la popula-tion, il les écrivit sous forme de quatrains dans un langage obscur et symbolique. Éminent érudit, Nostradamus usait dans ses quatrains d’un mélange de calembours, d’anagrammes (il écrivait, par exemple, Ripas pour Paris), de français, de latin et d’une langue inventée par lui. « Si j’évoquais ce que sera l’avenir », expliquait-il, « ceux du royaume, des sectes, de la religion et de la foi le trouveraient si peu conforme à leurs toquades qu’ils en viendraient à condamner ce dont les temps futurs reconnaîtront comme vérité ». Dans une let-tre à son protecteur, le roi de France Henri II — dont, soit dit en passant, il prédit exactement la mort — Nostradamus ajoutait : « Certains pourront répondre que la poésie est aussi facile à com-prendre qu’un coup de poing sur le nez, mais que son sens est plus difficile à saisir. » L’astrologie connaissait alors une vogue qu’elle ne retrouvera pas avant les années 1930. Nostradamus fut soupçonné d’avoir fait un pacte avec le Diable. Homme vertueux élevé dans la crainte de Dieu, dont on savait qu’il avait brûlé des ouvrages d’occultisme allant contre les canons de l’Église, l’astrologue citait pour sa défense la Bible, d’après saint Matthieu (VII.6) « Seuls ceux qui sont inspirés par la puissance divine peuvent prédire des événe-ments particuliers dans un esprit de prophétie. » Sa vertu et son inspiration « divines » venaient directement, assurait-il, du Dieu créateur qui l’utilisait comme porte-parole de ses plans et de ses intentions pour l’avenir. Mélangeant savoir et intuition, Nostradamus s’intéressait aux faits futurs plutôt qu’aux dates. Il donna même une date fausse pour sa propre mort, car il disparut en juillet 1566 et non en novembre 1567 comme il l’avait prédit. Ce qui d’ailleurs ne nuit en rien au succès des Centuries qui, d’édition en édition, s’impriment depuis près de quatre cents ans. Ses méthodes nocturnes de divination s’inspiraient largement d’un ouvrage ancien intitulé De Mysteriis Egyptorum, dont une édition avait été publiée à Lyon en 1547. Son auteur, un philosophe grec du 6eme siècle, du nom de Iamblichus, recommandait fortement de se vêtir d’une houppelande, d’employer une baguette et un tabouret à trois pieds. Pour les disciples ultérieurs de Nostradamus, un tel apparat donnait plus de poids à ses prédictions.

Voici une traduction du troisième quatrain de la Première Centurie de Nostradamus :

Quand litières seront retournées par trombe de vent et que visages seront masqués, la nouvelle république sera troublée par son peuple. A ce moment rouges et blancs prendront des décisions funestes.

Cela a été interprété comme l’annonce de la Révolution française de 1789 et de la venue de ce que Nostradamus appelait l’Avènement du commun, c’est-à-dire la prise du pouvoir par l’homme du commun. Par « rouges » et « blancs » il faudrait entendre l’époque de Robespierre et de la Terreur, le blanc étant la couleur des Bourbons jetés à bas de leur trône et le rouge celle des révolutionnaires. Une de ses rares prédictions indiquant une date déterminée a également trait à la Révolution française. Dans une lettre au roi Henri II du 27 juin 1558, Nostradamus prévoyait un soulèvement contre l’Église, disant : « Ce sera en 1792, année qui sera aux yeux de chacun l’âge du renouveau. » De fait, la République française, fille de l’anticléricalisme, vit le jour en septembre 1792. L’année précédente avait vu la fuite de Louis XVI et de Marie-Antoinette qui, ainsi que l’astrologue l’avait prédit, empruntèrent de nuit « un chemin détourné » avant de tomber aux mains de la populace et d’être décapités. Il est tout naturel que certaines des prophéties les plus exactes de Nostradamus, qui était français, aient concerné son pays. Dans le septième quatrain de la Première Centurie, il parle de « lettres interceptées en chemin », prédiction qui pourrait s’appliquer à la célèbre affaire Dreyfus trois cent trente-neuf ans plus tard. Dans ce déchaînement de l’antisémitisme qui divisa le pays, Dreyfus, bien qu’innocent, fut injustement condamné sur la foi de lettres interceptées qu’il aurait adressées aux Allemands. Avant d’être réhabilité, Dreyfus vit son cas étudié par un personnage du nom de Rousseau comme Nostradamus l’avait prédit. Ce ministre était si violemment anti dreyfusard qu’il conclut une deuxième fois à la culpabilité de l’officier alors que l’innocence de Dreyfus fut totalement reconnue peu de temps après. A ces prédictions faisait suite la vision du massacre à Nantes en 1793 où un millier d’habitants opposés aux révolutionnaires furent guillotinés ou noyés dans la Loire : « Cris, gémissements lamen-tables à Nantes » furent les mots de Nostradamus. Napoléon apparaît dans un certain nombre de prophéties annonçant entre autres sa naissance (« un empereur naîtra près d’Italie, dont empire coûtera cher »), sa retraite de Moscou en feu de l’hiver 1812-1813 (« masse d’hommes s’approchera… le Destructeur ravagera la grande cité »), ainsi que sa défaite à Waterloo en 1815, où le Léonard (l’Angleterre) et le Sanglier (la Prusse) écrasèrent l’Aigle (Napoléon). Toutefois, comme il l’a dit lui-même, Nostradamus a eu une pré connaissance touchant plus d’un pays ou d’un continent. Quelques-unes de ses plus fascinantes prophéties concernent les États-Unis, leurs habitants et leurs dirigeants politiques. A trois reprises dans les dix livres des Centuries on trouve des mentions telles que « le grand homme… foudroyé en plein jour », « le grand personnage tombera », « le monde perturbé par trois frères ; leurs ennemis vont s’emparer de la ville marine, faim, feu, sang, peste et tous les diables portés au double ». On y voit en général l’annonce de l’assassinat du président John Kennedy, la prémonition du meurtre de son frère Robert et l’indication que le sénateur Edward

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Mme Irma voyante

Pour quiconque est allé dans un parc d’attractions, une station balnéaire ou un carnaval, la scène suivante est familière. Une petite caravane misérable et délavée par le soleil et les intempéries. Un écriteau : « Madame Irma, diseuse de bonne aventure. » Une ambiance plus clandestine que mystérieuse. Au lieu d’une cara-vane en bord de mer ou sur un champ de foire, le décor peut être aussi un taudis ou une maison au fond d’une rue obscure. C’est le domaine de la voyante à la boule de cristal. Qu’importe le pays où on la trouve, elle rentre dans l’un de ces deux types : sûre d’elle-même ou effacée. La première se reconnaît à son teint bronzé, ses traits accentués, son front puissant et son regard fixe. Elle traite la boule de cristal comme si elle était une chose vivante. Quand elle parle, sa voix est grave, mordante, puissante. La prophétesse timide est pâle, avec en général des yeux bleus. Sa voix est faible et douce. Elle regarde dans sa boule d’un air presque suppliant, implorant ce morceau de quartz de lui montrer quelque chose. Parfois, quelle que soit son origine, la voyante porte un châle, un fou-lard bariolé autour de la tête et des boucles d’oreilles pour ressembler à une bohémienne ou à une magicienne. De nos jours, elle est vêtue sobrement, polie et attentive  une femme d’affaires vous recevant à son lieu de travail. Vous devrez, bien sûr, « déposer de l’argent dans ses mains ». A l’origine cela se pratiquait en faisant sur sa paume le signe de la croix avec une pièce d’argent, mais aujourd’hui on se contente de lui remettre un billet. Le paiement fait, elle est prête à entreprendre son travail. Sa boule de cristal mot venant du grec krystallos « glace transparente »  est protégée par un morceau de velours noir placé au centre de la table. Selon John Melville, auteur d’un manuel extrêmement détaillé sur la cristallomancie, elle doit avoir « environ quatre centimètres de diamètre, soit la taille d’une petite orange ». Elle doit aussi se reposer sur un socle d’ivoire, d’ébène ou de buis, soigneusement poli. Penchée sur la boule, la voyante consacre quelques minutes à faire des passes avec sa main droite jusqu’à ce que la surface soit « magnétisée ». Puis elle fait une nouvelle série avec la main gauche pour accroître la sensibilité de la boule. Dans le calme et le silence qui suivent, une buée se forme sur la boule où la voyante peut distinguer assez clairement des images ou visions variées. Ceux qui ont sérieusement étudié la cristallomancie disent que pour être une bonne voyante, il faut avoir des pouvoirs psychiques réels. Mais l’amateur peut faire des prédictions fondées sur des règles générales, même s’il ne voit pas d’images. Par exemple, des nuages verts ou bleus signifient joie ; rouges, jaunes ou orangés, ils indiquent des ennuis. Une buée blanche est de bon présage, mais si elle est noirâtre c’est mauvais signe.

 

 

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